Canalblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'innovation environnementale : Impropable ou solution d'avenir ?

Publicité
17 mars 2021

Environnement : de la promesse à la réalité

01 Environnement: de la promesse aux réalités

Avec ses caractéristiques techniques spécifiques, le véhicule électrique (VE) semble pouvoir répondre à une partie des enjeux environnementaux, économiques, industriels et sociétaux. Pour autant, certaines questions techniques et organisationnelles demeurent aujourd’hui encore de véritables challenges et de potentiels verrous à son développement. Une fois ceux-ci surmontés, nul doute que les automobilistes pourront enfin profiter pleinement de ses atouts et de ses vertus.

À l’origine de 17 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, les transports routiers (voitures et camions) représentent le troisième secteur source d’émissions derrière la génération d’énergie et l’industrie. Un impact sur l’environnement perceptible autant à l’échelle planétaire que locale.

Les enjeux globaux de la mobilité

Lors de la COP21 tenue à Paris fin 2015, la plupart des États se sont engagés à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) afin de lutter contre le réchauffement climatique, dans un contexte de développement des parcs et des usages automobiles des pays émergents. Si la réduction des émissions par véhicule est une voie pour atteindre les objectifs fixés, la « promotion » du véhicule électrique constitue une solution sans doute plus efficace et plus pérenne pour relever en partie ce défi.

Le VE, c’est du propre

Le VE est souvent qualifié de « propre » parce qu’il n’émet ni CO2 ni d’autres gaz ou particules « du réservoir à la roue », soit sans tenir compte des émissions liées à la production d’électricité nécessaire aux batteries. Un vrai bilan doit en fait être réalisé « du puits à la roue », avec l’intégration de ces émissions constatées en amont.

 

 

En théorie, il devrait être mesuré pour chaque type de centrale ou source de production d’électricité. Le plus souvent il est calculé pour le « mix énergétique » d’une zone géographique ou d’un pays.

« Du puits à la roue », le VE domine l’essence et le gazole en termes d’émissions de CO2 dans quasiment tous les cas de figure. Les moteurs thermiques classiques ne surpassent le VE que lorsque son électricité est générée à partir du charbon. Avec leur électricité essentiellement nucléaire et hydraulique, les VE français et norvégiens se montrent particulièrement éco-responsables alors que ceux des États-Unis et plus encore de la Chine ne s’alimentent pas encore à des sources d’énergie primaire adaptées. À l’avenir, le VE gardera d’autant plus l’avantage que la production d’électricité sera décarbonée, avec un recours accru aux énergies renouvelables comme s’y sont engagés les signataires de la COP21.

 

 

Prendre en compte le cycle de vie

Un bilan vraiment global doit aussi reposer sur une analyse totale du cycle de vie du VE et prendre en compte notamment celui de sa batterie, de la construction à la gestion de sa fin de vie. Un rapport du cabinet Ricardo estime que la production d’une voiture « moyenne » à essence entraîne des émissions équivalentes à 5,6 tonnes de CO2 alors qu’elles sont de 8,8 tonnes pour une voiture électrique équivalente, dont près de la moitié consacrée à la production de la batterie. Le même rapport estime cependant que, sur l’ensemble de son cycle de vie, la voiture électrique ne sera responsable que de 80 % des émissions de la voiture à essence.

L’impact de la batterie

En amont, la production de la batterie a d’abord des impacts environnementaux très négatifs dans les pays en développement où le lithium, le cobalt, le nickel ou encore le manganèse, nécessaires à sa production, sont extraits, traités et transformés. Aussi convient-il de veiller à ce que la montée en régime de la production se fasse dans le respect des critères de développement durable. Il en va de même pour la transformation des cellules et la production des batteries aujourd’hui essentiellement localisée en Asie.

En aval, le recyclage des constituants de la batterie est également primordial non seulement pour le bilan environnemental du VE mais également pour son coût. La difficile récupération des matériaux rares permet de diminuer les coûts du recyclage et peut assurer l’autofinancement des structures dédiées. Depuis 2006, la loi impose en Europe le recyclage de 50 % de la masse des batteries lithium-ion.

Un véhicule utile à l’arrêt

Dans une logique environnementale, le VE démontre aussi sa pertinence en cas d’immobilité. Un véhicule particulier passe la majorité de son temps en stationnement. L’électricité disponible dans les batteries pourrait, en cas de pics de demande d’électricité, contribuer à la stabilisation des réseaux électriques, dès lors que le véhicule serait branché au réseau avec un système dit de Smart Grid (réseau intelligent). Ces mêmes batteries permettraient aussi de stocker la production d’énergie renouvelable, par nature intermittente, qui n’est pas nécessairement disponible lorsqu’on en a besoin. Ces échanges bidirectionnels du réseau à la batterie pourront se poursuivre lors d’une seconde vie. Après avoir perdu une partie importante de leur capacité première, elles seraient démontées des VE puis installées par exemple dans des immeubles d’habitation pour continuer à jouer leur rôle de soutien au réseau.

L’absence de polluants, un atout local

Si le bilan global CO2 n’est pas positif dans tous les cas de figure, à l’échelle locale l’intérêt du véhicule électrique l’est indiscutablement. Sans combustion, pas d’émissions. Sans pot d’échappement, pas de rejet. Aucun oxyde d’azote, composés organiques volatils, particules ou autres gaz néfastes, n’est émis par un VE. Les pneus et les plaquettes de freins laissent bien échapper de la matière sur les routes, mais le système de frein moteur et de récupération d’énergie du VE limite les pertes et les émissions.

Les poumons des citadins ont tout à y gagner, leurs oreilles tout autant. La voiture électrique n’est vectrice de quasiment aucune nuisance sonore. Seuls les bruits du roulage et du déplacement d’air sont perceptibles. Comme on le verra plus loin, cet élément essentiel n’a pas échappé aux personnes interrogées par L’Observatoire Cetelem qui sont 90 % à déclarer le VE silencieux et non polluant en ville.

Publicité
20 janvier 2021

Un bouquet énergétique plus vert

Un_bouquet__nerg_tique_plus_vert

 

Auteur : Antoine De Ravignan, Rédacteur en chef adjoint d'Alternatives économiques.

Résumé : Le photovoltaique et l'éolien représentent désormais plus de la moitié des investissements électriques dans le monde. Mais les progrès sont très inégaux.

20 janvier 2021

Environnement: des résultats très moyens

 document_cafeyn_innov_environnementale

 

 Auteur : Antoine De Ravignan, Rédacteur en chef adjoint d'Alternatives économiques.

 Résumé : Ce document nous montre que parmis tous les efforts en terme d'innovation environnementale, cela reste encore très loin des attentes et notamment encore avec les transports qui représentent la première source d'émissions de gaz à effet de serre en France.

6 janvier 2021

Economie verte, un secteur d’innovation et de croissance

Qu’appelle-t-on économie verte ou « green economy » ? Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il s’agit d’une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources.

Pour y voir plus clair, nous sommes allés à la rencontre des acteurs du secteur (experts, chercheurs, entrepreneurs…) réunis lors de la conférence « Green Economy : nouveaux business et cross-fertilisation », fin juin, à l’Échangeur PME.
Tour d’horizon des problématiques afférentes à un secteur en pleine ébullition…

Les six écosystèmes de l’économie verte

Pour tendre vers ses objectifs, la green economy s’appuie sur six écosystèmes tels que définis par l’IE-Club (association permettant la rencontre des PME innovantes avec les autres acteurs de l’écosystème de l’innovation : investisseurs, grands groupes, organismes publics et centres de recherche) :

  • les énergies renouvelables,
  • l’économie circulaire (traitement de l’air, de l’eau, des déchets…),
  • l’innovation technologique,
  • l’efficacité énergétique,
  • les infrastructures et transports,
  • la « fertilisation croisée » (éco-transformation des industries et services).

Ces six piliers sont détaillés dans le Livre Blanc de l’IE-Club « Pour une croissance innovante de notre green economy ».

Les explications de Maurice Khawam, président de l’IE-Club

Développement durable, économie circulaire, consommation éco-responsable, préservation de l’environnement, réduction de l’empreinte carbone, croissance verte, autant de termes et de démarches qui nous conduisent vers le verdissement de l’économie, en passant par la transition énergétique.

Transition énergétique : quels enjeux?

Diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, réduire notre dépendance énergétique et lutter contre la précarité énergétique : un enjeu à la fois écologique, économique et social avec, comme acteur principal, le citoyen. C’est en tout cas ce que met en avant Rudy Provoost, président de la Fondation Rexel pour le Progrès énergétique, dans son nouveau modèle économique qu’il nomme « énergie 3.0 », où le consommateur produit et utilise son énergie de façon raisonnée et efficace.

Pour aller dans ce sens, des réalisations comme les immeubles Green Office® se multiplient. Ce sont des bâtiments à énergie positive dont le principe de fonctionnement repose à la fois sur la réduction des besoins énergétiques par le consommateur lui-même et sur la production d’énergie à partir de sources renouvelables (solaire, éolien, biomasse, géothermie…).

L’économie verte repose sur l’innovation technologique des grands groupes, certes, mais aussi sur celle de start-ups comme Dualsun, qui nous présente un panneau solaire fournissant simultanément énergie et eau chaude :

Interview de Jérôme Mouterde, co-fondateur et PDG de Dualsun

L’innovation au service de la green economy

Marc Giget, économiste spécialisé dans les stratégies d’innovation, définit l’innovation comme étant « l’intégration des connaissances nouvelles dans le but d’améliorer la vie des gens ».
« Le digital se met au vert » dit-il (voir vidéo ci-dessous). L’on assiste en effet à une explosion du green soft. Le green soft, ou logiciels « verts », permet la réduction de la consommation d’énergie, dans tous secteurs (biologie, bâtiment, transport, etc.). Le marché de ces logiciels, qui « représente aujourd’hui 2 Mds $, se développe de façon exponentielle et devrait atteindre les 14 Mds d’ici quatre ans » et, par voie de conséquence, déboucher sur la création d’emplois.

Éclairages de Marc Giget, fondateur de l’Institut européen des Stratégies créatives et d’Innovation

On estime que la production d’énergies nouvelles génère trois à quatre fois plus d’emplois par unité produite (kWh) que les énergies traditionnelles, car elle est diversifiée et implantée de façon très éparpillée, à proximité des lieux de consommation.
Jusqu’à cinq millions d’emplois nouveaux pourraient être créés dans l’UE d’ici 2020.
L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) estime que l’investissement nécessaire pour passer aux énergies renouvelables constitue néanmoins un frein au développement de politiques en faveur de l’économie verte.

Auteur : Les Cafés économiques de Bercy, organisés pour favoriser le partage de l’information et les échanges sur les politiques publiques portées par les ministères de l’Économie, de l’Action et des Comptes publics entre des experts, issus de la sphère publique et de la sphère privée, et les citoyens intéressés par ces sujets.

Résumé : L'innovation environnementale apporte des bienfaits a l'environnement notamment grâce aux énergies renouvelables par exemple.

6 janvier 2021

Innovation et environnement : obstacles et opportunités

À quelles problématiques sont soumises les entreprises et les gouvernements lorsque l’on doit mêler innovation et environnement ? De plus en plus, et notamment grâce aux lois sur la Transition Écologique, les deux vont de paire. Électricité verte, énergies renouvelables, réduction des déchets, équipements plus performants, etc. Nous vous parlons régulièrement des progrès réalisés et des bonnes pratiques écologiques qui peuvent être mises en place. Cependant, est-ce si simple dans les faits ?

Incompatibilités innovation et environnement

Quelles difficultés rencontrent l’innovation et l’environnement ?

Technologie : à la fois problème et solution

L’un des premiers paradoxes que l’on peut soulever, repose sur la technologie, responsable en partie du réchauffement climatique, mais qui est aussi la clé pour résoudre le problème. Pendant de nombreuses décennies, les progrès techniques ont permis d’améliorer de nombreux secteurs industriels, augmentant les besoins en matières premières, afin d’alimenter des industries en pleine expansion, menant à de nouveaux progrès techniques. Une boucle infinie qui a longtemps fonctionné, et qui a permis d’améliorer considérablement le confort de l’Homme. Cependant, ces progrès se sont fait au détriment de l’environnement qui en a payé le prix fort. Pollution, épuisement des gisements naturels et destruction de milieux naturels, ce développement a eu un impact massif sur notre planète. Depuis l’arrivée à une sorte de point de non-retour, et un éveil des consciences, plusieurs sociétés tentent de faire de la technologie l’outil de restauration de l’environnement.

Envie d'agir pour l'environnement ?

Choisir un fournisseur vert, c'est participer à son échelle à la transition écologique !

Des mesures gouvernementales encore trop timides

Un problème d’inaction de la part des gouvernements a aussi conduit à cette détérioration de l’environnement. Pendant longtemps, et bien que les différentes problématiques aient été soulevées, ils sont restés relativement sobres en actes. Des mesures ont été prises afin de montrer la volonté des différentes instances de solutionner le problème, mais rien de réellement concret n’a été entrepris, pour que cela ait un impact. Les mécanismes mis en place par les gouvernements pour inciter les entreprises à investir, ont pendant longtemps occupé une place secondaire. De plus, les politiques d’innovation et les politiques environnementales, menées séparément, n’ont pas permis de coordonner efficacement les actions.

Comment lier innovation et environnement ?

Cependant, avec les récentes Lois sur la Transition Énergétique, des objectifs concrets ont été fixés. L’un des plus prometteurs, est celui sur la neutralité carbone en 2050. Bien que controversé, il est adopté par de nombreux pays, et comprend plusieurs mesures concrètes à suivre. Par ailleurs, de nombreuses aides au financement et subventions sont désormais accessibles pour permettre aux entreprises de créer des projets innovants et écologiques.

L’innovation n’est donc pas incompatible avec le respect de l’environnement, les récents progrès techniques et les nouvelles technologies dédiés aux énergies vertes (notamment), en sont la preuve vivante. Que ce soit dans les infrastructures de production, l’amélioration des modes de construction des bâtiments ou la recherche pour une consommation d’énergie plus raisonnée, les progrès réalisés sont prometteurs.

Dans les entreprises, c’est le concept de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), mis en place en 2011 et définit par la Commission Européenne, qui est un des principaux incitateur à un mode de fonctionnement plus durable et plus éthique.

Vous êtes encore chez EDF ?

Faites des économies dès maintenant en changeant de fournisseur !

Quelles innovations pour l'environnement ?

En France, et partout dans le Monde, de nombreuses start-ups relèvent le défi de la transition écologique, en proposant des systèmes toujours plus innovants. Voici une petite liste des idées brillantes qui pourront sans doute apporter leur pierre à l’édifice.

Hydrao : la douche responsable

Cette innovation française toute simple, permet à chacun de réduire ses consommations d’eau. Grâce à un pommeau de douche connecté, vous pourrez désormais suivre en temps réel l’eau que vous utilisez. Un jeu de lumière vous indique le volume d’eau que vous avez déjà consommé :

  • Vert : entre 0 litre et 10 litres

  • Bleu : entre 10 litres et 20 litres

  • Violet : entre 20 litres et 30 litres

  • Rouge : entre 30 litres et 40 litres (au-delà, le pommeau se met à clignoter)

Ce moyen tout bête vous permet d’éviter de partir dans des réflexions profondes du type : “Pourquoi au Monopoly, je tombe toujours sur la case Rue de la Paix quand je l’ai pas, et que personne ne tombe dessus quand c’est moi ?” en vous rappelant que l’eau est précieuse. C’est aussi un bon moyen de sensibiliser les enfants au gaspillage, grâce à un moyen ludique. Le pommeau est par ailleurs à basse consommation, puisqu’il ne dépense que 6,6 litres/minute, contre 12 litres pour un pommeau classique. En plus, il est connecté à une application qui permet de suivre votre consommation et d’évaluer vos économies. Et pas besoin de piles pour faire fonctionner le pommeau, celui-ci est équipé d’une turbine, alimenté par l’eau.

Sylfen : le stockage à l’hydrogène

Un des principaux problèmes, lorsqu'on parle d’énergie, se situe dans son stockage. À ce jour, peu de solutions viables ont été trouvées. La start-up française Sylfen développe une solution de stockage de l’énergie grâce à l’hydrogène. Lorsqu’un pic de production est constaté, plutôt que de laisser s’échapper inutilement cette énergie, celle-ci est stockée en bouteille, puis peut être ré-utilisée sous forme d’électricité plus tard. L’avantage principal de ce procédé, le coût de la bouteille d’hydrogène : 20 fois moins cher qu’une batterie. D’autres start-ups françaises se lancent sur le secteur, qui fait du pays un des pionniers de ce domaine.

Issy Préférence : le premier immeuble 100% connecté

C’est à Issy-les-Moulineau qu’est sorti de terre le premier immeuble 100% connecté du monde. Le projet lancé en 2017 est un véritable succès, la totalité des appartements qui le composent sont équipés de systèmes domotiques, permettant de contrôler le tout depuis son téléphone. Via une application, il est possible d’allumer la chaîne hi-fi, allumer la lumière d’une pièce ou encore régler le thermostat pièce par pièce. Un tel appartement à bien sûr un coup, mais il est possible de réaliser jusqu’à 15% d’économies, grâce à une consommation plus raisonnée, qui se répercute aussi sur l’environnement.


Bien que le chemin soit encore long avant d’arriver à une industrie responsable, les mesures récentes des gouvernements et les initiatives prisent par de nombreuses entreprises, montrent qu’il est possible de mêler innovation et environnement. Si de votre côté, vous voulez aussi faire un geste pour notre planète, il est possible de changer de fournisseur d’énergie, pour en choisir un vert. Vous pouvez le trouver sur notre comparateur en ligne, ou en téléphonant directement à nos conseillers au 09 75 18 60 60 (appel non-surtaxé), du lundi au vendredi de 8h00 à 21h00 et le samedi de 9h00 à 19h00.

Auteur : Bertrand, diplômé d’un Master en stratégie publicitaire, Bertrand s’est pris de passion pour les nouvelles énergies renouvelables. Rédacteur web chez Hello Watt

Résumé : Malgré les nombreuses innovations environnementales plus ou moins pour certaines; ces progrès se sont fait au détriment de l’environnement qui en a payé le prix fort. Pollution, épuisement des gisements naturels et destruction de milieux naturels, ce développement a eu un impact massif sur notre planète.

Publicité
6 janvier 2021

Faut-il faire confiance à l’innovation technologique pour résoudre la crise écologique ?

L’innovation et les nouvelles technologies peuvent-elles résoudre la crise environnementale ? Et si l’intelligence humaine pouvait nous sortir de la crise écologique ?
On le sait désormais : la crise écologique est une menace sérieuse sur la pérennité de nos sociétés. Changement climatique, disparition de la biodiversité, acidification des océans, pollution de l’air, ou encore déplétion des ressources remettent progressivement en question nos modèles économiques et agricoles et nos conditions de développement, voire de survie. Il n’est plus aujourd’hui possible de nier ou d’ignorer la crise écologique. Elle est là et commence déjà à avoir des conséquences graves : les rendements des céréales baissent à cause du réchauffement climatique, les migrations climatiques et environnementales se multiplient déjà, la disparition de la biodiversité menace la stabilité des écosystèmes…
Le problème, c’est que la cause de cette crise écologique, c’est notre mode de vie. L’énergie que nous consommons, les ressources que nous puisons sur la planète, les territoires que nous occupons : tout cela pollue et dégrade les écosystèmes. Alors que faire ? Alors que certains proposent de renoncer à nos modes de vie avant qu’il ne soit trop tard (allant jusqu’à prôner la décroissance) d’autres estiment qu’il faut au contraire continuer à soutenir le progrès, la croissance et surtout l’innovation, avec une idée en tête : l’intelligence humaine serait capable d’inventer de nouvelles technologies susceptibles de réduire notre impact environnemental ou de résoudre les problèmes environnementaux.
Est-ce une position raisonnable ? Est-ce crédible ? Ou au contraire est-ce une fuite en avant ? Faut-il faire confiance à l’innovation technologique pour résoudre la crise écologique ? La question est plus complexe qu’il n’y paraît.

Innovation technologique et écologie : une relation ambigüe

L’innovation, par définition, désigne le processus consistant à améliorer quelque chose d’existant. L’innovation est donc par principe positive, au moins sur un aspect précis d’un problème ou d’une situation. Mais cela ne veut pas dire qu’une innovation n’a toujours que des aspects positifs. Prenons par exemple le moteur à combustion interne. À l’époque de son invention, dans les années 1860, puis de ses premières commercialisations dans les années 1890, il constituait une innovation très positive : il permettait de développer des moyens de transports efficaces à moindre coût et donc d’optimiser de nombreux aspects de nos sociétés, de l’agriculture à l’industrie en passant par la mobilité. Ce n’est que plus tard que l’on a pris conscience que la généralisation de cette innovation ferait peser sur le climat global une sérieuse menace à travers ses émissions de gaz à effet de serre.
Si l’on pose un regard critique sur l’innovation technologique des derniers siècles, il est évident qu’elle a eu en général des conséquences très positives. Que l’on parle de l’informatique, de la médecine, de l’énergie ou du transport, on ne compte plus les innovations technologiques qui ont permis d’améliorer nos vies, notre santé, notre productivité ou encore notre confort. Toutefois, nombre de ces innovations sont aussi à la racine de nos problèmes écologiques. Les technologies énergétiques, notamment, sont les principales sources de gaz à effet de serre. Les innovations de la chimie, ont largement contribué à polluer les écosystèmes et à affecter la biodiversité. L’innovation et la mécanisation dans l’agriculture sont aussi responsables de la dégradation de la qualité des sols…
En fait, l’écrasante majorité des problèmes écologiques actuels sont la conséquence des innovations technologiques des 150 dernières années. Le problème, c’est qu’en général les innovations technologiques tendent à consommer toujours plus d’énergie et de ressources et à produire des déchets. Le cas récent de la blockchain est une bonne illustration : l’innovation est utile dans bien des domaines, mais elle nécessite une consommation globale d’énergie très importante, qui augmente la pollution globale.

L’innovation technologique pour des solutions écologiques ?

energies renouvelables electriques possible
D’un autre côté, l’innovation est aussi l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer notre impact écologique. Par exemple, la France produit une énergie émettant très peu de gaz à effet de serre, notamment grâce à l’énergie nucléaire et dans une moindre mesure aux énergies renouvelables. La voiture électrique est aussi plus écologique que la voiture thermique. Les progrès en techniques et en technologies agricoles permettent aussi de produire plus de nourriture sur une plus petite surface et donc de réduire notre empreinte écologique. Jusqu’à aujourd’hui toutefois, un certain nombre de problèmes empêchent l’innovation technologique de constituer une solution complète à nos problèmes écologiques.
Le premier de ces problèmes, c’est l’énergie. Nous avons besoin d’énormément d’énergie pour soutenir nos systèmes économiques, agricoles ou sanitaires, et encore plus pour mettre en place certaines technologies potentiellement utiles sur le plan écologique (comme le big data, l’intelligence artificielle…). Or, nous ne savons pas aujourd’hui produire une énergie réellement propre. Les énergies renouvelables émettent assez peu de CO2, mais elles sont difficilement généralisables car elles ne sont pas pilotables : elles produisent de façon intermittente, et pas forcément au moment où nous en avons besoin. Pour généraliser les énergies renouvelables, il faudrait développer des solutions de stockage qui sont techniquement irréalistes avec les technologies actuelles (pour plus de détails voir : Les énergies renouvelables sont-elles une solution écologique ?). Le nucléaire émet lui aussi très peu de CO2, et il a l’avantage d’être pilotable, mais les ressources en uranium ne sont pas illimitées : en l’état actuel de l’industrie nucléaire, difficile d’en faire une solution généralisable à long terme (voir : Le nucléaire est-il écologique ?). L’hydrogène, pour certains prometteur, nécessite tellement d’énergie primaire pour être produit qu’il pollue plus sur son cycle de vie complet que les énergies fossiles. Bref, on ne sait pas produire une énergie propre capable de soutenir nos usages.
Le second problème, c’est la consommation de ressources limitées. Pour de nombreuses technologies, et en particulier dans l’énergie, il faut des ressources naturelles comme les terres rares ou certains métaux comme le lithium. Or ces ressources sont limitées et on ne sait pas les recycler pleinement. Le lithium par exemple, indispensable pour les batteries (voitures électriques, stockage de l’énergie renouvelable) est aujourd’hui recyclable en moyenne à 50% avec les technologies actuelles. Des recherches récentes sont parvenues à atteindre 80% mais cela reste insuffisant pour assurer un approvisionnement adapté à un usage généralisé des technologies comme les voitures électriques ou l’énergie renouvelable à grande échelle. Il n’est donc pas certain que l’on ait assez de lithium pour assurer la transition énergétique. La tension existe sur de nombreux matériaux : cuivre, argent, terres rares… Et le recyclage à 100% est virtuellement impossible en vertu des principes de la thermodynamique : il y a toujours une fraction du matériau initial qui est perdue dans le processus.
Enfin, le dernier problème c’est l’empreinte sur les écosystèmes. Pour fabriquer ces technologies, il faut miner des ressources naturelles, utiliser des procédés techniques ou chimiques complexes, des infrastructures… Tout cela a une empreinte réelle sur les écosystèmes : les mines détruisent des espaces naturels de façon quasi-irréversible, les procédés industriels génèrent des pollutions (air, sol, eau) là aussi difficilement réversibles. Une fois ces écosystèmes contaminés et dégradés, impossible de revenir en arrière, et cela contribue à la destruction de la biodiversité, des sols ou des réserves d’eau.
Pour ces trois raisons (et une multitude d’autres) les innovations technologiques récentes ainsi que celles que l’on entrevoit dans une perspective proche (hydrogène par exemple) ne peuvent pas être réellement des solutions généralisables à la crise écologique. Elles ne permettraient de résoudre qu’une fraction de nos problèmes environnementaux, et créeraient d’autres problèmes à résoudre.

Innover demain pour l’écologie : un pari sur l’avenir

nucleaire-energie-ecologie
Malgré tout, rien n’interdit d’envisager qu’un jour, de nouvelles innovations voient le jour. Que l’on produise par exemple une énergie presque totalement décarbonée, en utilisant des ressources largement disponibles. Certains espèrent ainsi que l’on parviendra à résoudre l’équation de la fusion nucléaire, ce qui permettrait de produire de l’électricité (et donc d’autres énergies comme de l’hydrogène) de façon quasi illimitée sans produire de gaz à effet de serre ou de polluants. Il est également possible qu’un jour ou découvre des procédés de recyclage beaucoup plus performants permettant de ne plus être en tension sur les matériaux critiques pour la production d’énergies renouvelables. Ou que l’on innove avec des matériaux bio-sourcés, des bio-énergies, ou encore d’autres innovations techniques que l’on n’imagine même pas aujourd’hui. Certains imaginent même le développement d’une “singularité technologique”, une super-intelligence capable de résoudre virtuellement tous nos problèmes.
Mais peut-on raisonnablement parier sur ces hypothèses ? Dans les faits, rien ne garantit que ces innovations verront le jour, mais rien ne garantit l’inverse non plus. La vérité, c’est qu’on ne peut pas prévoir l’avenir avec certitude. De nombreuses innovations naissent par sérendipité, d’autres font des avancées exponentielles suite au développement d’un marché plus mature. Inversement, certaines pistes de la recherche n’avancent pas, ou très peu, même sur de longues périodes et malgré des fonds importants. Alors que croire ? L’innovation peut-elle nous sauver de la crise écologique, ou non ?
Puisqu’aucun fait objectif ne permet d’être sûr, la seule manière de se faire une idée est d’avoir une approche probabiliste du problème. C’est-à-dire qu’il faut tenter d’évaluer de façon réaliste la probabilité pour qu’une innovation de ce type survienne. Et pour ça, on peut utiliser des raisonnements emprunté aux mathématiques.

Prédire l’innovation écologique : une approche probabiliste

innovation-frugale-responsable
L’inférence bayésienne, par exemple, est une manière d’aborder le problème. Pour simplifier, l’inférence bayésienne est un raisonnement probabiliste qui consiste à évaluer ou calculer la probabilité d’une hypothèse en fonction des connaissances actuelles disponibles sur cette hypothèse. Par exemple, et pour simplifier grossièrement : si l’on cherche ses clefs que l’on a égarées, on procède à un raisonnement basé sur l’inférence bayésienne pour estimer la probabilité que les clefs se trouvent à tel ou tel endroit (les hypothèses). L’hypothèse que les clefs se trouvent près du vide poche de l’entrée est assez probable, car on sait que l’on pose généralement ses clefs dans le vide poche de l’entrée. Inversement, l’hypothèse que les clefs soient dans le réfrigérateur sera estimée faible, car on sait que ces clefs ne se sont jamais retrouvées dans le réfrigérateur dans le passé. On va donc chercher d’abord vers le vide poche (plus probable) et seulement après dans le réfrigérateur (peu probable).
On peut tenter d’appliquer ce raisonnement à l’innovation. En utilisant l’inférence bayésienne, on peut par exemple prédire qu’il est assez probable que les technologies actuelles ou naissantes (panneaux solaires, éoliennes, et même éventuellement bio-énergies, hydrogène, ou encore l’efficacité énergétique, et même le recyclage…) vont s’améliorer de façon quasi-exponentielle. Concrètement, leur coût va probablement baisser tandis que leur déploiement va augmenter en suivant des courbes logarithmiques/exponentielles. En effet, des études statistiques ont montré que dans le passé, la plupart des procédés techniques ont suivi les courbes des lois de Moore et de Wright, qui prédisent de telles évolutions. On peut donc au moins raisonnablement penser que le coût et le déploiement des technologies “vertes” vont aller en s’améliorant : on observe déjà ce type de courbes à propos des panneaux solaires ou des éoliennes, dont le coût a baissé tandis que leurs ventes augmentent. C’est ce que des analystes comme Ray Kurzweil nomment la “loi du progrès accéléré”.
On notera que cela ne résout pas vraiment la question de l’impact de ces technologies sur le climat, au moins tant que leur production est dépendante des énergies fossiles, ou de leur impact sur l’écosystème, au moins tant qu’elle est dépendante de ressources limitées. Pour que ces question soient résolues il faudrait à la fois que le déploiement des énergies décarbonées se généralise, y compris dans des domaines où elles n’ont pour l’instant pas vraiment fonctionné (les transports, notamment longue distance, la machinerie, l’extraction…) et que la performance et le coût des procédés de recyclage suivent eux-aussi des courbes de Wright. Et il faudrait que tout cela ait lieu avant que les conséquences de la dégradation environnementale ne soient trop graves.

La question à résoudre : l’innovation technologique ira-t-elle assez vite ?

Concernant des technologies de rupture nouvelles, comme la fusion nucléaire, la capture du CO2 ou d’autres innovations imprévisibles, c’est la même chose. Il faut se poser la question suivante : compte tenu des connaissances et des ressources dont nous disposons aujourd’hui, quelle est la probabilité qu’une ou des innovations de rupture susceptibles de résoudre nos problèmes environnementaux apparaissent suffisamment vite pour éviter de (trop) graves conséquences sur nos sociétés ? Là encore, le raisonnement inductif permet de donner des éléments de réponse.
Depuis 200 ans, des innovations de rupture ont régulièrement eu lieu dans des domaines critiques pour l’écologie, comme l’énergie par exemple. Les premiers moteurs ou machines à vapeur ont été pensés et expérimentés au cours du 17ème et du 18ème siècle. Ils ont été remplacés progressivement par les moteurs à explosion à partir de la fin du 19ème. Les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) ont progressivement remplacé la biomasse classique, et elles se sont vues elles-même concurrencées par des énergies comme le nucléaire ou les énergies renouvelables à partir du début des années 1950 pour le premier et des années 1990 pour les secondes.
Mais on voit que ces révolutions énergétiques ont été relativement lentes : plusieurs décennies entre chacune d’elles. Et plus de 120 ans après la généralisation du charbon et du pétrole, ces énergies restent les premières ressources d’énergie primaire dans le monde. De plus, ces révolutions énergétiques n’ont pu se déployer qu’à partir du moment où elles ont pu procurer un avantage financier significatif : le nucléaire s’est développé en France au moment des chocs pétroliers, les énergies renouvelables n’ont récemment commencé à se déployer que lorsque leur coût a baissé suffisamment comparé à un pétrole en hausse… Compte tenu de ces données, on peut grossièrement considérer qu’il est peu probable qu’une nouvelle révolution énergétique majeure ait lieu dans les proches années à venir.
Les technologies en développement actuellement (hydrogène, biocarburants, phytoénergies, et même les nouvelles générations d’EPR) sont loin d’être compétitives par rapport aux énergies fossiles, et elles ne le seront probablement pas avant plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années. Même les énergies renouvelables subissent ce paradoxe : tant qu’il y a des énergies fossiles à bas coût disponible, la généralisation des EnR n’est pas économiquement nécessaire, et la recherche sur de vraies solutions de stockage encore moins. C’est la même chose pour le recyclage des matériaux stratégiques : tant qu’il y a des réserves, les acteurs ont peu intérêt à investir dans le recyclage, moins rentable que l’extraction. En l’absence d’incitatif financier par le marché, l’un des seuls leviers susceptible de permettre à des innovations technologiques stratégiques d’émerger rapidement serait un investissement public massif dans la recherche et le développement.

Innovation : une question de gestion collective

Alimentation-Innovation
Mais là encore, les tendances récentes incitent plutôt à penser que ce n’est pas ce qui va se passer : l’abandon récent du projet ASTRID, et avant lui de projets comme les hydroliennes dans la Manche, montrent que la recherche perd ses financements dès l’instant où elle n’est pas capable de prouver sa rentabilité à court terme. Un paradoxe saisissant quand on pense que par définition, presque aucune innovation n’est rentable avant d’être mature.
Compte tenu de ce ralentissement de la recherche, il semble peu probable que des innovations technologiques avec un impact suffisant émergent dans les prochaines décennies. Bien sûr, pour avoir une idée plus précise de cette probabilité, il faudrait être capable de la quantifier, en utilisant de vrais modèles mathétmatiques intégrant les nombreux facteurs en jeux, chose qu’on ne prétendra pas pouvoir faire ici. Mais ces approximations permettent de penser que les conditions de l’émergence de telles innovations ne sont pas tout à fait réunies aujourd’hui. Or, si l’on écoute le GIEC, il faudrait procéder à des changements majeurs avant une ou deux décennies maximum pour éviter de déclencher des mécanismes climatiques incontrôlables.
À partir de là, il semble raisonnable de dire que les sociétés contemporaines sont, concernant l’innovation, devant une vraie question de gestion collective. Si l’on voulait pouvoir faire confiance à l’innovation technologique pour résoudre nos problèmes écologiques dans le court laps de temps qui nous est imparti, alors il serait nécessaire de s’en donner (réellement) les moyens. Cela signifierait donc qu’il faudrait drastiquement augmenter l’investissement privé et public dans la recherche, en particulier sur les sujets en lien avec l’écologie. Concernant l’argent public, dans un pays comme la France (où la tension sur les dépenses est forte) cela impliquerait de renoncer à d’autres investissements publics, comme le soutien à certaines industries, voire certaines prestations sociales. Ou de s’endetter, ce qui pose d’autres questions économiques. Il faudrait peut-être également mettre en place des systèmes incitant les acteurs privés à investir dans ces domaines : des incitatifs financiers ou réglementaires. Et même comme cela, rien ne garantirait que l’on trouve une solution dans les temps.
Au contraire, si l’on estime qu’il est irréaliste de penser qu’une solution technologique majeure interviendra dans les années à venir, même en investissant à fond sur la recherche, alors cela veut dire qu’il est nécessaire de mettre en oeuvre d’autres mesures pour, si ce n’est pour résoudre la crise écologique au moins pour atténuer le choc. Cela ne signifie pas qu’il faille arrêter d’investir dans l’innovation et la recherche, bien au contraire. Mais il faut alors trouver d’autres moyens de décarboner l’économie et de limiter notre empreinte écologique globale et cela très rapidement. Et pour cela une certaine forme de sobriété devrait s’appliquer partout dans notre système économique et social : dans la mobilité, dans la consommation, dans notre gestion énergétique…

Innovation et sobriété écologique

Sobriété qui pourrait d’ailleurs questionner aussi l’innovation. En effet, la question de l’innovation face aux défis écologiques devrait sans doute nous inciter à repenser notre rapport à l’innovation et à la technologie en général. Par exemple en se posant les bonnes questions : quel est le coût environnemental de telle ou telle innovation ? Le bénéfice (social, économique, culturel, intellectuel…) de cette technologie mérite-t-il le coût environnemental qu’il engendre ? Comment peut-on encadrer, réguler, et gérer collectivement le déploiement et l’usage de telle ou telle technologie pour qu’il bénéficie au plus grand nombre sans nuire trop aux écosystèmes ?
Autant de questions que l’on évite aujourd’hui de se poser, trop occupés à opposer les paradigmes : d’un côté celui de ceux qui vénèrent une innovation toute puissante et toute positive, de l’autre ceux qui la refusent par principe au nom du “changement de modèle”.

Auteur :

Clément Fournier - Rédacteur en chef Youmatter Formé à Sciences Po Bordeaux et à l'École des Mines de Paris aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques, Clément est depuis 2015 rédacteur en chef de Youmatter.

Résumé : Pour que l'innovation environnementale fonctionne pour le mieux, il faut que tout le monde participe.  Cela pourra résoudre la crise et avoir un monde plus respectueux à l'environnement.

6 janvier 2021

Le premier pneu test fabriqué à partir de caoutchouc naturel issu du pissenlit Taraxagum™

https://www.continental-pneus.fr/industrie/l-entreprise/economie-circulaire/taraxagum/pneus-continental-taraxagum

Le manufacturier et fournisseur Automotive International Continental a atteint une étape importante, dans son projet de recherche pour l’industrialisation de caoutchouc naturel issue du pissenlit dans la production de pneumatiques. A la foire internationale des véhicules commerciaux de Hanovre (IAA), Continental a présenté en exclusivité les premiers pneus tests fabriqués à l’aide d’un mélange de gomme innovant appelé Taraxagum™, nom dérivé de l’appellation botanique du pissenlit (taraxacum), qui a servi à sa conception. Le caoutchouc naturel employé dans le mélange de gomme de la bande de roulement a été remplacé à 100 % par du Traxagum™. Cette étape importante permet à Continental de se rapprocher un peu plus de son objectif de produire un pneumatique « durable » et moins dépendant des matières premières fossiles traditionnellement employées. 

 

“Après plusieurs années de recherches et de travail en commun avec l’institut Fraunhofer, nous sommes ravis de mettre sur la route le premier pneumatique composé de caoutchouc issu du pissenlit. Afin de tirer le meilleur parti du caoutchouc naturel extrait jusqu’à maintenant, nous avons décidé de fabriquer des pneumatiques hivers pour véhicules de tourisme car ils sont composés d’une proportion importante de caoutchouc naturel” explique Nikolai Setzer, membre du directoire et directeur de la division Pneumatiques. Continental souhaite industrialiser des mélanges de gomme comportant du caoutchouc naturel issu du pissenlit et les intégrer aux productions de série dans les cinq à dix prochaines années. Les pneumatiques vont subir une batterie de tests au sein de nos centres d’essais du Contidrom près de Hanovre mais aussi d’Arvidsjaur en Suède. Nicolas Setzer insiste “C’est primordial, car nous ne ferons aucun compromis en ce qui concerne la performance des pneumatiques de notre marque premium.”

““Le processus de développement du Taraxagum™ est jusqu’à présent très prometteur, et nous continuons notre travail sur le chemin de l’industrialisation avec nos partenaires. Nous sommes confiants sur le fait que les résultats jusque- là obtenus seront confirmés par ces pneumatiques tests, et que ces derniers seront conformes à nos critères de performance” ajoute le Dr. Andreas Topp, à la tête du département matériaux, processus et industrialisation pour la division Pneumatiques chez Continental. Grâce aux recherches intensives menées en coopération avec l’institut Fraunhofer en biologie moléculaire et Ecologie appliquée (IME), l’institut Julius Kühn, et le cultivateur Aeskulap GmbH, une espèce de pissenlit russe robuste et a haut rendement en caoutchouc naturel a été cultivée.

L’objectif sur le long terme du projet est de trouver un débouché économique viable, écologique et social pour accompagner la demande croissante de caoutchouc naturel. Cette espèce de pissenlit russe peut être cultivée dans des régions encore inexploitées en Europe, qui se trouvent à coté de nos usines de production. Cela réduira les plans de transport et notre impact environnemental. En mai 2014, le projet “Caoutchouc de pissenlit” a reçu le prestigieux prix économique et environnemental “GreenTec Award“ dans la catégorie Automobility.

 

Publicité
L'innovation environnementale : Impropable ou solution d'avenir ?
Publicité
Archives
Publicité